17 octobre 2010

De l'inéluctable délabrement du capitalisme

Il faut souhaiter que l’agonie du capitalisme soit aussi douce que possible et que la sagesse des peuples (à laquelle nous devons croire) permette l’aménagement d’une nouvelle humanité aux prises avec d’immenses difficultés, mais active, solidaire et paisible.

Malheureusement, aucune force sociale ou politique n’est actuellement en mesure de prendre le relais pour accompagner la société selon une transition pacifique vers une réorganisation appropriée. Comprenons que les problèmes seront imposés par le réel matériel, la « nature », la dimension de la planète et ses caractères physiques et biologiques.

Nous devons essayer de mesurer quelle est la gravité de la situation, du point de vue de l’économie capitaliste. Il est indispensable de comprendre la nature de cette crise, sa profondeur et sa probable durée, indéterminable, mais à coup sûr longue et inquiétante. Les échéances de la raréfaction de l’énergie, du changement climatique et de la destruction de la biosphère sont assez proches pour pouvoir s’additionner à une dépression sévère de notre économie. Les conditions d’une mutation alors seraient vraiment difficiles.

François Laval, Demain, le péril ?, p. 13, 2010 © Sang de la Terre

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