30 décembre 2011
Debtocracy
Debtocracy
26 novembre 2011
Vivre
La peine de mort est un crime contre le vivant. La folie des uns ne doit pas nous conduire à l'horreur. Toute vie humaine ou animale à le droit vivre.
Damien Préault - 26.11.2011
24 octobre 2011
Entre le deuil du monde et la joie de vivre : Les situationnistes et la mutation des comportements
de Raoul Vaneigem

Dans ce livre de "mémoires" collectives et personnelles, Raoul Vaneigem évoque, quarante ans après le mouvement des occupations du printemps 68, les prémices de cet "embrasement au cœur multiple" puis sa récupération insidieuse par le spectacle culturel et contre-culturel. Il dresse, à cette occasion, un bilan de sa participation au groupe situationniste, non sans faire la part de certains errements propres à tout projet insurrectionnel, écartelé entre pulsion de mort et instinct de vie.

Raoul Vaneigem est né en 1934 à Lessines (Belgique). Il a participé, de 1961 à 1969, aux activités de l'Internationale Situationniste. On lui doit, entre autres, le Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations (Gallimard, 1967), Nous qui désirons sans fin (Le cherche midi, 1996) et Le Chevalier, la Dame, le Diable et la mort (Le cherche midi, 2003). Il est l'auteur aux Éditions Verticales de Banalités de base et Modestes propositions aux grévistes (" Minimales", 2004)
- Broché: 224 pages
- Editeur : Verticales (17 avril 2008)
- Collection : VERT PHA DEUX
- Langue : Français
- ISBN-10: 2070774767
Aveuglés par l'hiver, nous errons dans un printemps du monde qui nous demeure étranger
Le travail fonde le règne de l'interdit et de la transgression
Le nihilisme apocalyptique est l'œuvre de mort de la prédation
Les impostures de l'émancipation
La subjectivité radicale - Eloge du combat solitaire et solidaire
Vaneigem ou l'or noir des situationnistes- une critique de nonfiction.fr
"Mai 68 ne fait que commencer" - Un entretien de Raoul Vaneigem sur la Libre Belgique
07 avril 2011
Le travail ou la soumission assurée
De même que l’usage des outils, la spécialisation a influencé notre psychologie collective. Ayant toute leur vie connu la division du travail, de nombreux membres de la société se sont retrouvés coupés des activités et processus essentiels de subsistance ; plutôt que de vivre une relation directe avec le monde naturel ils sont devenus, pour leur existence matériel, dépendants du système de distribution économique de la société. Ce qui a subtilement instillé des attitudes de conformité et de subordination, tout en sapant les sentiments de confiance en soi et de compétence.
Richard Heinberg, Pétrole, la fête est fini ! – Avenir des sociétés industrielles après le pic pétrolier, p. 44, 2008 © Demi Lune

01 mars 2011
La viol psychique par le travail
Le travail au sens de travail salarié réduit l'homme à une marchandise. Sa vie n'a pas de valeur aux yeux des capitalistes.
Nous naissons dans une société qui annihile dès notre plus jeune âge notre potentiel de vie.
L'oisiveté devrait permettre à l'homme de retrouver les liens qui l'unissent à la nature et d'être simplement heureux. Se sentir vivre est important pour le psychisme. Avec le travail salarié, nous sommes aliéné en exécutant une tâche ou un rôle qui ne correspond pas à la nature intrinsèque de l'homme primitif, de notre moi primaire, celui qui n'a pa connu l'essor de la société industrielle.
Par le travail, c'est notre nature primaire qui est domestiquée. Dès lors, la société industrielle nous fais devenir autre en nous inculquant ses propres codes.
Ainsi la phrase de Raoul Vaneigem:
"L'homme n'a rien inventé de mieux que le travail pour ne rien faire de sa vie".
Damien Préault- 01.03.2011
21 février 2011
Des activités de substitutions
Dans la société industrielle moderne, un petit effort est exigé pour subvenir aux besoins fondamentaux d’un individu. Il suffit de suivre une formation à la portée de tous pour acquérir une modeste compétence technique et décrocher un emploi qu’il est facile de conserver sans grand effort. Les seules qualités requises sont une intelligence médiocre et par-dessus tout le simple don d’OBÉISSANCE. Si vous possédez ces facultés, la société prendra soin de vous du berceau jusqu’au cercueil […] Il n’est donc pas surprenant que la société moderne produise une multitude d’activités de substitution. Citons entre autres : la recherche scientifique, les exploits sportifs, l’action humanitaire, la création artistique et littéraire, la lutte pour l’avancement au sein de l’entreprise, l’acquisition de l’argent et de biens matériels bien plus qu’il n’en faut pour couvrir ses besoins[…]
Théodore Kaczynski, « La société industrielle et son avenir » in L’effondrement du système technologique, 42, 2008 © Xenia

18 février 2011
Le travail, non merci !
de Camille Dorival

Travailler plus pour gagner plus, travailler le dimanche, travailler plus longtemps... La " valeur travail " voit ses actions grimper plus que jamais ! Un drôle de paradoxe dans une société qui compte plus de quatre millions de chômeurs et où la souffrance s'invite souvent au contrat. À rebours de ce discours, de plus en plus de personnes refusent de mettre l'emploi au centre de leur vie : chômeurs de longue durée découragés, travailleurs usés, mais aussi " militants du temps libre " ou partisans de la décroissance. Pourtant, le non-travail est souvent une manière de composer avec la réalité plutôt qu'un véritable choix ; c'est le cas pour un certain nombre de femmes au foyer, par exemple. Ce livre propose de nombreux portraits de ces " objecteurs de travail ", et interroge : au-delà de fournir un salaire, à quoi sert le travail pour chacun d'entre nous? Quelle place doit-on lui accorder dans notre société actuelle? Peut-on vivre sans travailler?

Camille Dorival est responsable de la rubrique sociale au magazine Alternatives Economiques. Elle est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris. Les portraits de ce livre ont été réalisés en collaboration avec Alexandre Lévy, journaliste à Courrier international. Préface de Bernard Gazier, économiste, professeur à l'université de Paris-1 et auteur notamment de L'Introuvable Sécurité de l'emploi (Flammarion, 2006).
31 janvier 2011
Métamorphose du bourgeois
de Jacques Ellul

Envié, haï, admiré, brocardé, le bourgeois a façonné puis possédé le monde moderne en faisant preuve d'une incroyable capacité d'assimilation de toutes les valeurs. Il a disparu du champ social. Sa succession est assurée par le technicien, mais Jacques Ellul montre que la classe ouvrière et la gauche dans son ensemble ont complètement intégré sa vision du monde.
Le bourgeois moderne est un technocrate conservateur ou soixante-huitard - voué au culte du néant et à la célébration de la société du spectacle. Autant dire que ce livre, écrit à la veille de Mai 68, n'a rien perdu de sa pertinence, et déboulonne pas mal de chromos, tout en racontant la saga assez fabuleuse d'une classe sociale protéiforme.
Indispensable pour comprendre où nous en sommes, vers quoi nous allons.
Passer les bornes - sur le fil du voyage
de Rodolphe Christin

Qu'est-ce qui dans le voyage reste si mystérieux ? Voyager, c'est entrer dans un rapport singulier au monde. Plus qu'une parenthèse exotique, c'est une expérience unique qui nous arrache aux certitudes. En ce siècle de tourisme de masse et de communication forcenée, ce livre exalte le temps suspendu du voyage. Son auteur médite sur l'essence du voyage avec élégance et poésie, entrelaçant sa réflexion de souvenirs de jungle amazonienne et de steppe mongole. II esquisse une philosophie du voyage et dresse le portrait d'un arpenteur du monde, aventurier et libre. Au fil de ces pages, rehaussées de plusieurs dessins, le lecteur retrouvera certaines des émotions précieuses éprouvées lors de ses propres voyages
Sociologue vagabond, Rodolphe Christin revient de quelque: périples avec une poignée de ré flexions dans ses bagages. Passe les bornes est son huitième livre
Se distraire à en mourir
de Neil Postman

L'esprit d'une culture peut se flétrir de deux manières. Dans la première - celle d'Orwell -, la culture devient une prison. Dans la seconde, celle de Huxley la culture devient une caricature. (...) Huxley nous enseigne qu'à une époque de technologie avancée, la dévastation spirituelle risque davantage de venir d'un ennemi au visage souriant que d'un ennemi qui inspire les soupçons et la haine. C'est nous qui avons les yeux sur lui, de notre plein gré. Nul besoin de tyran, ni de grilles, ni de ministre de la Vérité. Quand une population devient folle de fadaises, quand la vie culturelle prend la forme d'une ronde perpétuelle de divertissements, quand les conversations publiques sérieuses deviennent des sortes de babillages, quand, en bref, un peuple devient un auditoire et les affaires publiques un vaudeville, la nation court tut grand risque : la mort de la culture la menace.
Neil Postman (1931-2003), critique et théoricien de la communication, dirigeait le département Culture et communication de l'université de New York.
Table des matières
LE MEDIA EST LA METAPHORE
MEDIA ET EPISTEMOLOGIE
L'AMERIQUE TYPOGRAPHIQUE
L'ESPRIT TYPOGRAPHIQUE
LE MONDE DU " COUCOU "
L'AGE DU SHOW-BUSINESS
" ET MAINTENANT, VOICI "
DU COTE DE BETHLEEM
VENDRE LE PRESIDENT
APPRENDRE EN S'AMUSANT
L'AVERTISSEMENT DE HUXLEY

