« Un des plus grands dégâts causés par la vulgate économique dominante dans les consciences est sans doute la transformation du citoyen en consommateur. Dans les consciences, mais aussi, cela va de pair, dans l’organisation de la société, dans la définition du vivre ensemble.

Cette propagande, constante à la Commission européenne, ôte aux gens la qualité du sujet politique pour, en tant que consommateurs, les infantiliser, les réduire à des spectateurs émerveillés de pouvoir faire des choix dans un supermarché : à chacun son caddie. Opération de crétinisation collective, elle balaie d’un revers l’idée même d’une conscience citoyenne. »

Erik Rydberg, Petit manuel de contre-propagande économique, p. 13, 2010 © Couleur Livres