AP | 26.01.2009 | 12:55

Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a proposé lundi de sanctionner les syndicalistes qui abusent du droit de grève, à trois jours de la grève générale interprofessionnelle de jeudi. "Il est temps d'avoir une réaction ferme sur des abus qui ne sont plus supportés par nos compatriotes", a-t-il dit.

"Nous sommes bien décidés à ce que l'abus du droit de grève soit sanctionné", a-t-il dit lors du point-presse hebdomadaire de l'UMP, en prenant en exemple le blocage de la gare Saint-Lazare récemment. "Respect pour le droit de grève. Sanction pour les abus", a-t-il résumé.

"J'ai fait notamment la proposition que les responsables syndicaux soient traités comme le sont les élus, c'est-à-dire que dans l'échelle des sanctions ça puisse aller jusqu'à l'interdiction d'exercer des libertés syndicales" en cas "d'abus de droit ou de faute grave", a expliqué M. Lefebvre.

Selon le porte-parole de l'UMP, "protéger les Français contre les abus de ces droits, c'est d'une certaine manière renforcer ces droits eux-mêmes. Parce que ce qui fragilise aujourd'hui le droit de grève, c'est l'abus de droit de grève".

M. Lefebvre a également critiqué l'attitude du Parti socialiste au Parlement, l'accusant "d'importer à l'intérieur de l'hémicycle les méthodes de l'extrême gauche". "L'image qu'ils ont donnée du Parlement depuis des semaines et des semaines est une image détestable", a-t-il déploré. "Cela a été jusqu'à la caricature, où malheureusement beaucoup de Français avaient l'impression de voir des images de la Corée du Nord, avec des violences dans l'hémicycle". AP

Source: Nouvelobs.com