Souhaitant changer de coque pour mon mobile, je me suis aventuré tout naturellement dans un de ces points d'opérateurs-mobile des grandes surfaces.

Sitôt mon modeste achat effectué, le vendeur me demande si mon téléphone est récent. je répond par l'affirmative. Aussitôt, le marchand surenchérit concernant les modalités de ma connexion internet. Bien que lui ayant signalé que son offre ne m'intéressait pas, il m'emmène vers son écran d'ordinateur pour consulter les contrats qui me lie à eux. Diantre! Ce gueux qui n'a point d'oreille est bien né dans une famille de félon où l'on apprend que le client est une bourse qui doit être percée coûte que coûte. Hélas pour cette pauvre âme je suis parti enragé. Au diable ma politesse, j'aurai dû me battre avec ses propres armes et lui rentrer dedans avec toute ma poésie et ma philosophie humaniste et cynique. Bah, ce n'est ni le premier ni le dernier à voulois se moucher des mes guêtres et me passer sur le corps. Le prochain risque de passer un sale quart d'heure que ce soit dans un de ces endroits moribonds ou au bout du fil lorsque ces rapaces prennent ton numéro au hasard dans le botin pour te tambouriner le crâne avec leurs musique glaciale.

Le commerce, lieu étrange et malsain, je l'évite autant que possible. Les charlatans qui en sont les pions restent d'obscures personnages sans foi ni loi. Ces êtres sans conscience croient ce qui est utile pour l'être humain, du moins essaient-ils de nous le faire comprendre. Oui, sauf que la charme est un sortilège naturelle qui ne peut être utilisé par des bourrins, des fossoyeurs, des marchands de sables ou des voleurs de poules.

Je souhaite que les citoyens puissent en faire autant. Qu'on leur cloue le bec à ces pestiférés.

Damien Préault